Végétation de Majorque
Oliviers
À Majorque, difficile de ne pas trouver un olivier sur son chemin, même sur les pentes les plus raides, ils poussent dans des vergers en terrasse. En général, à leurs pieds, des moutons et des chèvres s'occupent de tondre. Ces terrasses, les troncs noueux et les nuances de verts des feuillages font partie du paysage de Majorque depuis les Romains.
Oranges de Sóller
Ici, elles coûtent entre 0,58 € et 0,90 € le kilo (en février). Elles sont bien plus goûteuses que les oranges "forcées", plus parfumées aussi. Leur peau est épaisse et le fruit est protégé par une couche blanche et cotonneuse, comme un emballage pour produit de luxe. Tous les bars de Sóller vous en vendront le jus. Cependant, il est souvent pressé bien à l'avance et c'est dommage, pour le parfum et pour les bonnes choses qu'on trouve dedans. Vous savez, les vitamines C et la bonne humeur.
Citrons de Sóller
Hommage aux citrons de Sóller dont on ne parle jamais. Cultivés dans les mêmes vergers en terrasse que les oranges, ils partagent le même parfum intense et la même peau épaisse. À essayer absolument pressés sur place.
Amandiers
Les amandes de Majorque sont allongées, avec une petite pointe plus sombre et une tendresse qui, avec un parfum très riche, fait leur particularité. Après une épidémie de phylloxéra au XIXe siècle, les paysans se sont reconvertis, abandonnant la vigne pour les amandes.
Ce sont les papilles gustatives qui sont contentes, car l'amande est utilisée dans beaucoup de préparations culinaires délicieuses.
Ce sont les yeux qui sont ravis, car en février, quand les amandiers sont en fleurs, le spectacle est magnifique : des tapis de fleurs blanches et roses à perte de vue avec la Serra de Tramuntana en arrière-plan.
Amandiers à Bunyola
Vallée des oranges
Vallée des oranges, c'est le nom commercial de cette vallée, mais il serait plus juste de l'appeler vallée des agrumes puisqu'on y cultive aussi des citrons et des mandarines.
Avant la construction du tunnel ou même de routes praticables, les orangeraies de la région de Sóller étaient tellement isolées du reste de l'île que le commerce se faisait directement par bateau, avec la France ou Barcelone. Depuis, le marché s'est développé et les oranges du Maroc ou celles venant d'Andalousie sont sans doute moins chères que celles de Sóller.
